Christophe Houllier

Technique : Huile et collages

Dimension : 133 X 84 cm

Composition: Papier tissé marouflé sur bois

Format du tableau: Vertical

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

Mon abstraction montre toujours des figures. La couleur, la texture, la touche sert toujours une forme générale. Elles sont un langage à l’intérieur d’elle.

C’est toujours une façon de s’interroger sur le mystère composant l’unité dans le tout et plus particulièrement l’individu dans le tout. Si toutes les causes qui nous ont précédées concourent à notre existence, je me demande quel est le dessein de l’invention du genre humain dans la nature.

Peut-être n’y en a-t-il pas. Ce qui est, est. Point. Les choses apparaissent puis meurent mais tout perdure. Ce qui nous étonne est juste ce qui nous échappe.

Tout n’est que matière et la métaphysique n’est simplement que des causes qui nous sont imperceptibles et méconnaissables.

Aux antipodes du nihilisme plus ou moins conscient dans ce qui nous est déversé trop souvent dans l’art contemporain ultime aujourd’hui, je ne fais pas de l’abstraction pour me distinguer, comme Mondrian, de la nature. Mais au contraire pour explorer l’inconnu comme source de sagesse.

Car il n’y a pas lieu de désespérer. Quand on comprend que tout ce qui advient est déterminé, on est libre. On peut choisir ce que l’on veut de nous.

Est né de la peinture, comme des événements qui l’ont précédé, un stoïcisme.

Pour terminer je citerai alors cette pensée de Marc-Aurèle qui trace une route : “Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé, le courage de changer ce qui peut l’être, et la sagesse de distinguer l’un de l’autre.”

Si par mon travail artistique, par ce que je partage, je parviens à transmettre cette quête (car je ne prétends pas y être parvenu, car c’est un effort de tous les instants) alors je bénis l’ensemble des causes, même désagréables, qui m’y ont permis.