Christophe Houllier

Technique : Acrylique, pastel à l’écu, Collages papier

Dimension : 130 X 87 cm

Composition: Papier tissé 300g marouflé sur bois

Format du tableau: horizontal

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

Cette œuvre a été éprouvante a réaliser. Après la série pour le 111 des Arts de Paris, j’avais envie de retrouver le grand format. J’aime les grandes dimensions, peut-être parce que je suis grand. Je m’y jette donc à corps perdu et le collage, l’arrachage sont des gestes qui demandent force et endurance
Sur cette œuvre, comme j’utilise un papier très épais, le moyen de retrouver de la transparence n’a nécessité pas moins qu’une ponceuse. Bref, autant dire que la fin de journée apporte un vrai repos.

J’affectionne ce moment d’épreuve, caractérisé par des matériaux secs qui, une fois posés, le sont définitivement. Alors on doit composer avec et il faut alors prendre des décisions radicales et s’impliquer physiquement.

C’est un beau paradoxe que de devoir user de force pour rendre une peinture qui devra toucher le cœur. Pour moi, c’est une forme de don. On doit s’impliquer émotionnellement mais aussi physiquement dans une pratique artistique. “L’art de la main” prend tout son sens et vient à l’encontre de la trop grande facilité avec laquelle, parfois, on fait œuvre d’un concept.

Oui, c’est bien une réaction à la démarche de l’art contemporain. Une résistance à l’ironie mesquine, voire au nihilisme.