Christophe Houllier

Technique : Huile et fusain

Dimension : 160 X 78 cm

Composition: Toile mixte coton polyester (non tendue sur châssis)

Format du tableau: Vertical

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

Cette œuvre montrée sur les réseaux sociaux a fait réagir une personne qui la trouvait déprimante.

On a parfaitement le droit de chercher des œuvres qui calment, qui ensoleillent, qui enthousiasment. Mais l’art ne répond pas à la logique managériale de la pensée positive. Les œuvres ne sont pas des antidépresseurs pour supporter un quotidien décrété, de facto, morose.

Non, cette peinture n’est pas triste pour moi. J’y cherche forme, j’y cherche lumière. Et sans ombre, pas de lumière. Je ne vais donc pas m’interdire de parler des noirceurs qui caressent parfois nos âmes.

Il faut tendre vers l’admiration de ce miracle qu’est la vie. Mais on sait bien que ce n’est pas toujours facile, que c’est un combat et que pour certains, malheureusement, c’en est un perdu d’avance.

Alors plutôt que de chantonner, parlons de la vraie vie.

Dans un dialogue et non pas dans une communion béate. En empathie mais débarrassé de la passion. Il n’est pas question des sentiments comme finalité, éventuellement participent-ils à une réflexion.

On cherche surtout à ce que la forme serve au mieux le fond en limitant l’action au visuel, aux matériaux, au support, à l’espace, au parti pris graphique comme autant d’éléments de langage, comme une écriture qui, d’emblée, en première lecture, capte et imprègne la subjectivité du regardeur.

Et donc ce qui me préoccupe n’est pas de faire étalage de mes émotions, sans pour autant les renier car ils nourrissent incontestablement mon travail, mais de créer les formes les plus susceptiblement capables de vibrer par elle-même, débarrassé de moi.