Christophe Houllier

Technique : Acrylique, Pastel à l’huile et à l’écu, Collages papier

Dimension : 122 X 52 cm

Composition: Papier Etival 300g marouflé sur bois

Format du tableau: vertical

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

Economie de moyens, concentration sur les gestes, le choix de matières sèches, la recherche de gestes efficaces pour profiter de la nudité, la crudité du support, fut un jeu de funambule. De longs moment d’attente et de regard pour préparer chaque action.
C’est un sentiment de dépouillement, de nudité qui habite cette œuvre.

Je suis artiste-peintre après une longue suite continue d’échecs et de recommencements.
Jusqu’à maintenant, rien n’a « réussi ». C’est-à-dire qui m’a mis dans la sérénité. Celle d’avoir fait quelque chose qui compte, ni dans celle du confort matériel.

Dans mes expériences professionnelles. Toutes les collaborations antérieures n’ont rien produit de satisfaisant pour moi. Si bien que j’ai décidé de faire ma route seul. Même si la solitude pèse parfois.
Cette carrière « normale », je l’ai toujours ressenti comme une entrave à ma volonté de créer des choses importantes, qui changent la vie. C’est une pulsion, sauvage, libre, qui nourrit mon esprit. Elle me pousse aujourd’hui à chercher qui je suis, à l’accepter. Elle me fait te rencontrer.

Dans une racine commune, profondément ancrée, enfoncée dans une quête d’absolu, acceptant l’errance. Je me sens être ce roseau qui résiste aux forces du vent, au doute, à l’abandon.

Plier mais ne pas rompre… Il s’adapte. Il est souple. Mais il est debout, envers et contre tout.