Christophe Houllier

Technique : Acrylique, Pastel à l’huile et à l’écu, Collages papier

Dimension : 20 X 20 cm

Composition: Papier Etival 300g marouflé sur bois

Format du tableau: vertical

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

110,00 

Rupture de stock

Réalisé dans le cadre de l’exposition “Le 111 des Arts de Paris”, cette œuvre est la première d’une collection de 20 petits formats réalisées en plein confinement. C’était l’occasion de poser un cadre de réalisation strict : 20 œuvres 20×20 cm avec une production quasi-quotidienne utilisant majoritairement les restes de papiers couverts de matières des précédentes œuvres.

Fruit de découpes, déchirures, collages et arrachages, fruit aussi d’accidents intéressants que je réservais pour plus tard, ces morceaux m’ont donné l’opportunité de travailler plus profondément la question de la forme.

Il s’agit de la faire émerger par ajouts et retraits successifs puis d’ajouter le tracé, l’acte de peindre aux collages : revenir au geste volontaire… au « dessin ».

Retrait de toute matière grasse ici, retrait du pastel à l’huile, afin de laisser s’exprimer la caractère définitif et radical des matières sèches, quitte à laisser des stigmates.

Ici, la forme est apparue de manière spontanée presque fortuite. Quelques touches de noir ont fini en quelques secondes cette peinture qui cherchait sa forme définitive.

Voici donc « La main tendue » car depuis le « Roseau », je donne désormais des titres, assumant pleinement « d’augmenter » l’appréhension que peut avoir le regardeur. Il s’agit d’assumer également une interprétation personnelle et ne pas tomber dans l’argument facile consistant à laisser l’autre maître de cette signification. De dire « Moi je peins, le reste c’est votre problème ».

Je n’interdis bien entendu pas l’interprétation personnelle de l’autre. Mais pour qui veut aller plus loin vers ce qui a motivé cette peinture, une piste supplémentaire est donnée.

Il pourra ainsi confronter celle-ci à la liberté qu’il use pour s’approprier cet assemblage d’harmonies et de contrastes que permettent des matériaux toujours choisis dans une qualité « beaux-arts ».