Christophe Houllier

Technique : Fusain, acrylique, encre de Chine

Dimension : 145 X 110 cm

Composition: Papier Etival 300g seul

Format du tableau: Horizontal

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

Je veux rendre hommage à une personne, une personne disparue qui a beaucoup compté pour moi.

Quelqu’un de proche, de cœur et d’esprit, rencontré grâce à l’art parce que peindre n’est pas seulement la question d’être dans son monde, dans son atelier. Peindre, c’est une rencontre avec le monde extérieur. L’art est lien.

Hélène vibrait pour l’art. C’était sa bouée, sa respiration, sa fenêtre vers l’extérieur, isolée qu’elle était par sa santé et son passé fragile et sensible. Mais elle était aussi forte et généreuse. J’ai eu la chance de la connaître à travers ma peinture. Elle en était tombée amoureuse. Elle en a garni ses murs et c’était une vraie joie quand elle me disait les regarder souvent et alors se sentir mieux.

C’est un bonheur de connaître ça en tant que peintre. Derrière les mots “collectionneur d’art” ou “amateur d’art”, il y a celui “d’amoureux”. On masque la relation particulière qui peut s’établir avec l’artiste. C’est parfois une relation d’amitié. Je pense que c’était le cas pour nous. Nous parlions très souvent. J’avais appris à connaître sa vie, elle la mienne.

Ma famille, sans l’avoir vue, connaissait Hélène et je me faisais ainsi le messager des petits mots échangés entre eux. Nous approchions de nous voir tous. J’ai eu la chance de la rencontrer pour ma part. C’était un bon moment. Alors oui l’art enchante mais encore, il est plus vivant qu’un moment magique, plus profond qu’un instant d’amusement, de beauté. Il rapproche les êtres, il lie à jamais.

Je pense donc à toi Hélène. Ton esprit, ta voix et ton cœur perdurent.