Christophe Houllier

Technique : Mix media Peinture acrylique, pastel à l’écu, pastel à l’huile, encre de chine sur papier

Dimension : 89 X 89 cm

Composition: Papier Etival 300g marouflé sur bois

Format du tableau: Carré

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

1270,00 

« Abîme N°9 » est une de ses peintures que l’on fait de façon presque automatique, en parfait fruit des recherches menées plus tôt, comme si l’œuvre existait quelque part et demandait au peintre de la réaliser. Pas de heurt, d’hésitation, de doute. Tout est intégré (format, couleurs, technique, composition) pour servir l’intention.

C’est une œuvre qui me plaît beaucoup mais qui pose, aussitôt achevée, la question « Et maintenant ? ». A ce titre, elle est à la fois représentative d’une période de la collection des « Abîmes » (elle est d’ailleurs en très grande cohérence avec les 4 précédentes) mais marque désormais une volonté d’évolution.

Je suis très heureux d’avoir créé cette œuvre qui constitue un instant de maîtrise de la démarche. Mais ce qui est intéressant après cela, c’est l’insécurité, le risque, d’évoluer. Il s’est fait beaucoup de chemin depuis la première collection des « Cosmogonies » où se posait la question des croyances et de la transcendance jusqu’à cette découverte de la pensée spinozienne s’illustrant ici à travers les abîmes.

J’intègre la peinture comme moyen d’étude. Elle est la part inconsciente qui se révèle à ma réflexion. Elle fait aussi réagir des amis artistes et des amateurs d’art et elle devient alors lien, étonnement et ouverture vers une compréhension plus grande.
Et pour pousser plus loin ce chemin vertueux, il est important d’explorer des terrains non défrichés.

Donc ici, nous avons le résultat de de tous ces recherches et en même temps le fruit d’un travail contrôlé utilisant un support papier résistant garantissant longévité à l’œuvre, des matériaux qui n’ont plus à prouver leur qualité et qui permettent de créer d’heureux accidents pour une plasticité servant bien, à mon sens, le propos de la collection.