Christophe Houllier

Technique : Mix media Peinture acrylique, pastel à l’écu, encre de chine sur papier

Dimension : 40 X 30 cm

Composition: 1 feuille encadré

Format du tableau: Vertical

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

270,00 

Rupture de stock

Je souhaitais depuis quelque temps peindre ce carré qui se duplique, symbolisant l’idée de finitude et d’infinitude de ce qui est : le contraste dans une seule image, de la perception finie de toute chose avec une réalité infinie.

J’avais peur que l’image fasse « gadget » et ne se limite qu’à un jeu visuel d’abstraction géométrique comme on peut en voir beaucoup. Contre cela, je souhaitais absolument garder une certaine vibration dans le rendu, travaillant alors les matières et les couleurs mais sans aller dans l’aspect chaotique de la précédente « Abîme ».

Créer une forme de continuité malgré les différentes duplications du carré.

Il en ressort une impression d’ordre et de stabilité. Cette mise-en-abîme complète cette illustration du système dans le système, dans le système, etc. Cela renvoie aussi l’impression d’une architecture. « Abîme N°3 » est peut-être l’œuvre qui renvoie le plus en cette croyance d’un tout fini dans sa surface, infini dans sa profondeur.

Il me fallait faire cette peinture. J’ai satisfait cette envie et n’y reviendrai plus. J’en suis vraiment content car elle dialogue avec les autres « Abîmes » de la collection.

Mais, bien qu’elle fût nécessaire, elle sera unique car, avec la nouvelle collection, je cherche plutôt à traduire la fragilité du vivant, l’éphémère des corps qui font Dieu, le vertige de son dessein et ainsi cet abîme qui fait de l’existence une mystérieuse beauté.

A partir de cette production, je décide donc de revenir à des constructions plus fragiles et émouvantes.

Revenu en France depuis, je reprends en main un matériau qui m’a manqué : les pastels à l’huile Sennelier, à l’onctuosité, la malléabilité et la luminosité, qui permettent une grande richesse dans la facture. Pas de méprise pour autant, le travail de l’encre de Chine ici m’a convaincu de l’adopter définitivement pour le noir des futures productions.