Christophe Houllier

Technique : Mix media Peinture acrylique, pastel à l’écu, pastel à l’huile, encre de chine sur papier

Dimension : 29 X 29 cm

Composition: Papier Etival 300g marouflé sur bois

Format du tableau: Carré

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

200,00 

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La numérotation des œuvres de la série des Abimes, comme celles des Cosmogonies, marque généralement une progression chronologique. Elle a cette vertu de permettre de suivre le cheminement de pensée et l’évolution plastique et artistique.
Ici, cette N°12 vient avec une 13, 14 et 15. Elles ont été faites dans une unité de temps qui se remarque par le format notamment. Mais aussi par la plasticité.
J’avais envie, en effet, après Abime N°11, de pousser mon travail avec les blancs, comme des vides, des pleins, des respirations, augmentant peut-être la notion de vertige.

Avec cette présente œuvre, je souhaitais garder la même énergie que l’œuvre précédente, en tentant toutefois de réduire encore plus la palette de couleurs pour me concentrer sur le travail du blanc donné par le papier, la peinture acrylique ou le pastel à l’huile, ou alors abandonné par l’encre de Chine, qui se veut plus variée, tantôt dessinée, tantôt estompée par l’eau.
Il y a ici une vraie recherche de modularité, en expérimentant des méthodes que je n’avais pas encore abordées. Je dois avouer que c’est une joie d’artiste d’être en pleine jouissance de ses matériaux : épaissir, diluer, arracher, dissoudre, mélanger, ajouter… Un peu comme un alchimiste, comme le dirait mon ami artiste Patrick Blanchon, je change la matière.

Mais cela ne mènerait pas bien loin si tout cela était déconnectée d’une intention artistique. Je parlais précédemment de « musique », de silences et de rythmes. Je vois donc dans ce travail un moyen d’élargir la gamme d’expression pour tenter de traduire ampleur et profondeur à l’abîme. Et malgré cette diversité, créer une unité, même fugace, même fragile.
C’est le vœu que j’exprime chaque fois que je prends les acryliques, les pastels et l’encre.

Je transforme des matériaux de qualité contenant des pigments, en quelque chose de plus précieux encore : une idée, une vision, peut-être une maladresse ? Celles d’exprimer la bonté de ce qui nous est invisible et qu’il nous appartient de lui rendre justice par notre action dans le visible.