Christophe Houllier

Technique : Mix media Peinture acrylique, pastel à l’écu, encre de chine sur papier

Dimension : 41 X 30 cm

Composition: 1 feuille encadré

Format du tableau: Vertical

Finition : Deux couches de vernis pour protéger et donner une très longue longévité à l’œuvre

270,00 

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La série des « Abîmes » commence avec cette œuvre.

Il ne fait plus de doute pour moi que mon travail artistique est l’expression des interrogations d’un croyant. Mon éducation y est, bien sûr, pour beaucoup mais grandir ensuite avec le rejet des fables religieuses, n’a pas entamé la profonde foi en un univers régi par une intelligence.

Avoir une conscience n’a aucun sens dans un univers sans raison. C’est superflu à la perduration de la vie. Il y a donc pour moi un motif supplémentaire, un déterminisme derrière l’existence de toutes choses, tout ce qui la compose, du plus infime élément au plus large phénomène cosmique.

Tout est imbriqué, tout est connecté, par ce que nous appelons un vide. Un vide qui contient des « informations » nécessaires à ce que tout tienne. Quel est ce murmure ou ce chant qui fait la cohérence du monde connu ?

Idée à poursuivre… nouveau champ d’exploration exaltant !

Malgré cela, il a été difficile de me dire que la série des « Cosmogonies » était terminée car il y a quelque chose de rassurant à rester dans son positionnement plastique, à tourner autour de fondamentaux établis. Mais, j’ai toujours cherché à pousser plus loin la démarche en essayant d’apporter quelque chose de nouveau à chaque œuvre, préférant le risque à la recette, dans la volonté de proposer des œuvres authentiques et fortes.

Evoluer au sein de la collection n’était plus suffisant ici et, bien que ça ait provoqué une vraie période de flottement et de doute, j’ai décidé de traduire différemment l’aspect formel de ma quête, en produisant ici « Abîme N°1 ».

Je dois dire qu’elle s’est faite malgré tout de façon très naturelle, très inconsciente, car elle est née de l’acceptation de changer pour mieux retranscrire les questions que je me pose.

A ce moment-là, je changeais aussi de matériaux (encre de chine, pastels tendres à l’écu et acrylique, tous d’une belle densité pigmentaire) et peut-être que ça m’y a aidé. Toujours est-il que voici une œuvre fondatrice d’une nouvelle série : les « abîmes ».

Ce nom évoque cette idée qui accompagne mes productions depuis « Cosmogonie N°12 », du monde étant une mise-en-abîme. Il trouve aussi une définition qui résonne fort à propos, celle d’une « métaphore employée pour signifier la profondeur sans limite ou la parfaite obscurité de Dieu ou du principe de toute chose ».

Le mystère restera donc sans aucun doute devant nous mais la quête, parfois, suffit au bonheur.